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13/06/2015

vendredi 12 juin à York River (Virginie)

Ce matin, Marjo est partie en courses avec son amie américaine, Joyce. Les hommes restent à bord ! Ouf, j'y échappe et ça va changer Marjo de nous avitailler "entre filles".
J'en profite donc pour fermer tous les hublots de l'Otter et m'activer à le dessaler. Il en a bien besoin après cet aller-retour musclé aux Bermudes au cours duquel il a été véritablement mis au saloir. Il était grand temps de protéger nos inoxs !
Soudain, dans le bassin, derrière la poupe du bateau, j'entends un chahut de tous les diables. A priori, je pense à une chasse de poissons mais ce n'est pas tellement le moment et puis, des poissons qui grognent, ce n'est pas très courant !
Je scrute donc la surface à l'endroit où le chahut a laissé ses ondes concentriques et... j'ai l'immense bonheur d'en voir surgir deux loutres manifestement en plein "débat" amoureux ! Je vous jure qu'au pays des loutres, le mâle tolère difficilement un refus car c'est avec des grognements canins furieux qu'il imposa à sa partenaire un accueil manifestement indésiré ! Le couple disparut aussitôt sous la surface et je poursuivis mon observation, espérant ainsi une autre apparition... qui se produira un peu plus loin, la femelle se faufilant sans demander son reste sous une coque voisine et le mâle émergeant soudain face à moi, à quelques mètres à peine, presque les yeux dans les yeux et semblant me dire : "t'as vu comment cela se passe au pays des loutres ! Prends-en de la graine mon Ami." Et elle disparut aussitôt, me laissant sous le charme de cette inattendue rencontre.loutres.jpg

03/06/2015

Bermuda Longtail appelé aussi en francais le Phaéton

Phaethon lepturus catsbyii (qui est la sous espèce du Phaethon lepturus de l'atlantique ouest) 
long tail.jpg
Magnifique planeur dont l'envergure peut atteindre jusqu'à un mètre. Sa longueur approche les 76 cm environ chez les adultes, queue comprise.
Il nous a acceuilli à un jour de navigation des Bermudes. Durant une heure, trois "longtails" nous ont offert un magnifique ballet aérien.
"Longtail" à cause de ses plumes longues de la queue. Son bec, jaune dans ses jeunes années deviendra orangé plus tard.

Annonciateur du printemps, les Bermudiens le voient revenir dans leur île entre la fin février et le courant du mois de mars.

Cet oiseau est un symbole aux Bermudes. Il est souvent représenté sur les cartes postales, pin's, et autres souvenirs.

Il revient vers la terre pour nicher.
Il est le seul oiseau marin à venir nicher en nombre significatif aux Bermudes. On estime leur nombre entre 2500 et 3000 couples,  ce qui représente la moitié de la population de cette espèce en Atlantique Nord. Il trouve son bonheur dans des cavités des falaises en roches calcaires. Vers fin avril - début mai, il pond un oeuf couvé à tour de rôle par les deux parents. Vers juin - juillet dès sa sortie de l'oeuf,  l'oisillon sera nourri par les parents jusqu'au moment de son envol (très périlleux depuis les falaises face à l'océan) fin août - début septembre.

Beaucoup de mesures de préservation sont entreprises pour protéger la colonie de Longtails. Malgré cela, leur population décline. Plusieurs raisons à cela, les  tempêtes, les vagues, l'érosion et inondation de la roche calcaire.
Il faut également signaler qu'il est la victime de la prédation de chiens et chats domestiques ainsi que d'une population grandissante de chats sauvage.
La construction toujours plus nombreuses de buildings et de digues, n'arrangent rien.
Les poussins sont victimes de rats et de corneilles. Les pigeons sqattent de plus en plus les nids dans les cavités lorsque les longtails sont partis en hiver.

Les autorités mettent en place des moyens pour sauver la population de longtails. Une des mesures concernent les "igloos à Longtail" et la surveilance de ces nids a permis de constater que les oiseaux acceptent ces habitations artificielles. On a constaté une hausse de naissance chez les Longtails.
( source : Gouvernement de Bermuda, département de conservation services)

 

MvE

10/05/2015

Poisson lion : bonne nouvelle !

Le poisson lion est délicieux. On le prépare en filets, au BBQ, en sushi. Et c'est ainsi qu'on peut imaginer un moyen de riposte.
Nous l'avons goûté à Bonaire en sushi et nous avons été conquis.
Chaque semaine, à Bonaire, 300 chasseurs sous-marins munis d'autorisation spéciale chassent ce terrible carnivore.
6500 poissons seraient pris chaque mois.
Hôtels et restaurants l'ont inscrit à leur carte.
Il me plaisait de ne citer que Bonaire car il faut savoir que toute chasse sous-marine y est interdite depuis fin des années 70. Mais vu l'ampleur de l'invasion, les autorités locales, les responsables des parcs nationaux n'ont pas  hésité à prendre le taureau par les cornes.
D'autres idées pour éradiquer cet envahisseur ont vu le jour. C'est ainsi que les autorités du Park de Roatan au Honduras ont eu l'idée, avec l'aide des plongeurs, de nourrir les requins avec des poissons lions. D'abord en leur présentant des poissons morts, puis des poissons blessés pour enfin les laisser chasser des animaux en bonne santé.
Les requins ont, semble-t'il, inscrit le poisson lion à leur menu et l'organisme du requin est insensible à leur venin.
Suite à cette initiative au Honduras, on cogite de toute part pour trouver des prédateurs naturels. Dans les Antilles on songe à réintroduire le Mérou Epinephelus. Ce dernier y avait été décimé.
Des concours de chasse sont organisés un peu partout.
C'est ainsi qu'aux Roques a eu lieu au mois d'octobre des concours de chasse en apnée et/ou bouteilles. Cette année,(2013) 750 poissons-lion ont été capturés. Parallèlement les restaurants de l'archipel ont donné rendez-vous pour des dégustations hautes en couleur.
 
A St Maarten, on organise aux mois de septembre et octobre, un "lion fish Derby". Les organisateurs encouragent plongeurs, pêcheurs  à s'y inscrire.
 
Lors de nos plongées à Curaçao, Bonaire, Los Aves, Los Roques, nous rencontrons presqu'à chaque sortie, des poissons- lions.
Fin 2013 à Bonaire, il nous a semblé, qu' ils étaient moins nombreux. Au cours de certaines plongées, le lion-fish était carrément aux abonnés absents. Etait-ce une illusion? 
 
Devenir chasseur de poisson-lion, c'est possible.
Certaines écoles de plongées à Curaçao et Bonaire, (il faut se renseigner pour le reste des Caraïbes) organisent des initiations et écolage à la chasse au lion-fish. Cela ne s'improvise pas car en aucun cas il ne faut toucher la bebête à mains nues. Couper les épines venimeuses demande également un  certain savoir-faire. Et même le transport ne  se fait pas de façon traditionelle. On lui réserve un tube en pvc qui protège le chasseur de toute piqure. (MvE)
 
 
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