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14/09/2018

visite à Omoa 11 spt 2018

Il faut que je vous raconte notre expédition à OMOA, petit village au Sud de Hanavave. Nous y sommes ancrés (à Hanaveve) en raison du meilleur confort que ce mouillage offre par rapport à celui de Omoa, particulièrement rouleur. Toujours dans le but de nouvelles découvertes, nous décidons de rallier Omoa en annexe. Le plein est fait, un bon grappin et une longue ligne de mouillage est à poste, nous prenons une petite réserve d’eau, notre VHF portable et le téléphone. On ne sait jamais ce qui peut arriver ! D’aucuns penseront que se préparer comme pour une longue traversée, alors qu’un petit quart d’heure seulement nous sépare de Omoa, relève de la paranoïa… Détrompez-vous ! Comme moteur annexe, en cas de panne du moteur principal, il y a seulement nos rames et, comme nous sommes athées tous les deux, les prières ne font pas partie du matériel de sécurité.

Bien décidés à ce que tout se passe bien, nous quittons l’Otter et prenons plein pot la direction du Sud. En route, alors que le soleil brille, que le ciel est bleu, la mer se creuse un peu me rappelant que nous somme déjà presque en haute mer. Prenant la ligne droite comme route la plus logique, je m’éloigne de la côte. Je me mets alors à gamberger : « P…, si le moteur tombe en panne ici, j’aurais l’air malin avec mes 20 mètres de mouillage ! Pas très efficace dans 1500 mètres de fond ! Et, ramer contre le vent de terre  avec une annexe qui n’est pas du tout faite pour ça… ». Bref, je ne dis rien mais Marjo me trouve bien pensif durant cette traversée dont le quart d’heure m’a paru une éternité !..

Rassuré que tout se soit bien passé et, sage décision prise de rentrer en longeant la côte, nous pénétrons dans la petite darse réservée aux embarcations légères qui y sont déjà assez nombreuses. Prenant exemple sur l’amarrage des locaux, je dépose Marjo sur le quai, mouille mon ancre à l’arrière et amarre consciencieuse sur une bite du quai laissée libre. Une gentille marquisienne (elle attend le retour de son mari pêcheur) papote déjà avec Marjo qu’elle a aidé à débarquer, le ressac rendant l’opération hasardeuse.

Et nous voilà partis à la découverte du village. De « ka Hoa » en « ka Hoa » (rappelez-vous, cela signifie bonjour en marquisien), nous pénétrons dans le village. Des « tikis » jumeaux veillent sur l’artère principale d’un côté, l’océan, de l’autre. Nous trouvons d’abord une jolie petite église dont nous poussons la porte gardée à droite par un énorme bénitier rempli d’eau bénite. Quelques fleurs rouges du plus bel effet décorent la surface. L’intérieur, caractéristique de tous les édifices religieux, nous embrasse de son silence et la chatoyante lumière diffusée à travers les vitraux complète l’appel à la méditation. C’est notre ressenti pour la plupart des églises que nous visitons. Ici, nous sommes loin des terribles (horribles) représentations de la passion du Christ rencontrées en Espagne et au Portugal où l’iconographie est comme une compétition à l’horreur. On dirait là-bas, que plus ça saigne, plus c’est réaliste, mieux c’est ! Ici, c’est tout gentillet. Il y a des fleurs partout. Même Jésus, bien que cruellement suspendu, semble béatifié par le magnifique collier de fleurs qui décore sa poitrine. Un grand tamtam et un ukulélé sont là pour témoigner qu’ici, les offices sont l’occasion de partager la musique étroitement associée à la prière. Le mobilier (tabernacle, autel, sièges divers,… sont sculptés dans des bois précieux démontrant ainsi la ferveur des fidèles qui participent activement à l’entretien de l’endroit. Celui-ci respire la bonne attention que la population lui accorde.

Poursuivant notre route, nous découvrons le local de l’Office du tourisme de Fatu Hiva. Une jolie marquisienne nous accueille et nous renseigne gentiment en allaitant le plus naturellement du monde sa nouvelle-née. Magnifique maternité qui nous emmène bien loin des réticences européennes à l’allaitement en public en particulier et à l’allaitement tout court en général ! La maman, pas du tout dérangée, est disponible, aimable et bien disposée à répondre à nos nombreuses questions. Nous apprendrons ainsi que les marquisiennes, il y a bien longtemps, accouchaient sur une « pierre à accouchement » en présence uniquement d’hommes médecine et autres prêtres, les femmes n’étant pas autorisées à assister. Fort heureusement, les choses ont changé et les femmes reprennent lentement mais sûrement la place qui leur revient.

Un peu plus loin, nous rendons visite à Hina, artiste marquisienne, s’ingéniant à perpétuer l’art en appliquant les techniques du passé. Elle dessine à l’encre de chine des dessins souvent repris dans les tatouages. Raies, stylisées, tortues, croix marquisiennes, dauphins,… Elle dessine cela sur des morceaux d’écorce, traitées par des procédés ancestraux qui les assouplissent et les rendent utilisables pour recevoir les dessins. Elle les exporte à Tahiti pour être vendus aux touristes, ce qui constitue une belle source de revenus. Ces tapas (le « s » n’est pas prononcé), sont confectionnés sur des écorces variées de l’arbre à pain et du murier, l’endroit où est prélevé l’écorce en détermine la couleur. Hiva, très affable, nous explique avec beaucoup d’à propos, les différentes étapes de leur fabrication qui nécessite de les marteler longuement au moyen d’un marteau en bois sur une grosse pierre ronde lui servant d’enclume et ce, pour les assouplir et les préparer à recevoir l’encre des dessins.

Plus tard, alors que nous redescendons l’artère principale, nous rencontrons Stella qui s’en revient chez elle en compagnie de sa fille Marie-Thérèse (je vous fais grâce du nom marquisien impossible à bien prononcer, encore plus à retenir !). Stella est la femme du pêcheur rencontrée à notre arrivée. La glace est donc rompue et Stella nous invite à lui rendre visite. « Si, si, venez ! Venez voir ma maison ! ». Bon, impossible de refuser. Nous lui emboîtons le pas et découvrons, ressortant de l’effervescence végétale, une maison… non, on ne peut pas appeler ça une maison… disons alors plutôt un bâtiment entièrement recouvert, parois verticales comme horizontales, de grand carrelage brillants blancs. A l’intérieur, où nous pénétrons à l’invite de notre hôtesse, nous découvrons que sols et murs sont également entièrement carrelés de blanc. Seuls les plafonds ont échappé au massacre. Tout le confort semble présent hormis un lit, les matelas étant, comme dans toutes les autres habitations visitées, déposés à même le sol. Nous voilà dans la cuisine où une table est chargée de plats préparés. Il y a un poisson cuit, des bananes féi (variété de bananes rouge entre plantin et banane classique) cuites à la vapeur, et un plat de poisson crû cuit dans l’acidité d’un mélange citron/coco et eau de mer ! Il est 11h30. Nous apprenons qu’ils ont déjà dîné. Ils nous invitent à nous restaurer. « Mangez ! » Devant nos hésitations bien compréhensibles, Stella insiste : « Mangez ! Mais mangez donc ! ». Impossible de refuser mais, alors que Marjo ne semble pas décontenancée, mon non verbal cherchant une fourchette. P…, au moins une fourchette ! Nom de d… Marjo se marre. Elle a déjà saisi un morceau de poisson crû entre ses doigts et le déguste en ne tarissant pas d’éloge sur son bon goût et sa fraîcheur. Entretemps, j’ai quand même reçu un fourchette mais… me vois contraint de manger à même les plats ! Pfffft, je traîne mon éducation comme un boulet mais apprécie quand même la nourriture. Ce poisson crû est une vraie délicatesse. Tout en poursuivant notre dégustation, nous interrogeons Stella et Marie-Thérèse sur les recettes locales, le mode de vie, les relations entre habitants,… Eric arrive et se joint aux spectateurs de notre repas improvisé. J’adore !… Mais bon, ce sont tous de braves gens qui nous montrent les photos des grands moments de leur vie (protégées par du film plastique), nous dévoilent les inévitables guerre de clans, les conflits de territoires pour la chasse à la chèvre et aux cochons sauvages (rien n’est clôturé - pas encore), les jalousies,… Ils nous montrent aussi le produit de leur artisanat (Eric est sculpteur et fabrique des tikis qu’il revend également aux touristes débarquant à Tahiti).

(Précisons qu’ici, du fait que nous sommes les seuls étrangers en visite dans le village, il ne leur vient pas à l’idée de nous considérer comme des touristes. En période d’affluence de « tourdumondistes » les choses doivent être bien différentes. Notre chance est d’arriver partout en dehors des périodes d’affluence des voileux qui, pour la plupart et en raison de l’avancement dans la saison hors cyclones, sont déjà tous partis vers Tahiti… cap vers l’ouest).

Cette parenthèse refermée, et alors que nous lui avons acheté un de ses tikis , bien plus joli à notre goût car brut de finitions vernies et autres teintures, nous prenons congé. Notre annexe nous tracasse et nous tardons à nous assurer qu’elle est toujours bien amarrée. Aussitôt, Eric nous cherche une caisse de divers fruits de son jardin dont des bananes rouges telles que dégustées pendant ce repas improvisé. Il y ajoute un morceau de cochon sauvage congelé et semblant avoir été prélevé à la machette. Oui, vous l’aurez compris, l’art de découper la viande n’est manifestement pas le souci majeur de ces descendants des boucaniers…

Après les échanges d’adresse emails, nous prenons congé. Eric prend son vélo, y installe notre carton de « cadeaux » et nous accompagne jusqu’au port. Ouf ! Notre annexe est encore là mais bizarrement, notre amarre principale a été dénouée et, fort heureusement, s’est emmêlée à l’amarre de la barque voisine. « Cela arrive, nous déclare Eric sans s’émouvoir ». Ok, ils sont tous gentils, les gens sauf… mais s’il n’y avait que des gentils, dans le fond, ce ne serait pas normal, non ?

L’après-midi, rentré à Hanavave par le chemin des écoliers qui nous a pris le double du temps, je retrouverai avec bonheur le groupe de raies manta observé hier au mouillage. Armé cette fois de ma GoPro, chaussé de mes palmes et équipé de masque et tuba, je suis allé à leur rencontre (voir le petit film) et suis rentré à bord l’esprit encore tout chahuté par l’émotion de cette nouvelle et inoubliable aventure !… Quelle journée !…

29/08/2018

Le bonheur c’est...

« Le bonheur, c’est rêver d’avoir ce que l’on possède déjà. » St Augustin.

 

Aujourd’hui, sur l’île de Taravail, nous avons fait la connaissance de Jean, mon homonyme (comme il se plaît à m’appeler). Il veille sur une magnifique église en attente d’être restaurée et qui est implantée, comme une incongruïté, sur une île où ne vivent plus actuellement que 7 personnes ! Dans le passé, une centaine d’âmes seulement vivaient ici et ont bâti cet imposant édifice. Il faut dire que le père Laval avait une poigne fer et s’est bien débrouillé pour exploiter la foi naïve des habitants des Gambiers auprès de qui il négociait main d’oeuvre et territoires contre des promesses de paradis !  Rien de nouveau sous le soleil...

Jean est mécanicien, nous avoue-t-il avec modestie. Lorsque nous lui proposons de lui faire de la publicité auprès des navigateurs de passage à Rikitéra en lui disant que ça pourrait lui rapporter un peu de sous, il répond : «  C’est une bonne idée mais ce n’est pas une question d’argent. Ce serait juste le plaisir de rendre service ! Ici, l’île me nourrit. Je n’ai pas de grands besoins. » 

 

Il y a aussi Hervé, Valérie et leur fils Ariki (=roi en mangarévien). Ils ont hérité, entre autres, d’un petit territoire qui jouxte l’église. Il a été planté au cours de toute une vie par le grand-père d’Hervé. Et Hervé, après avoir travaillé dur pendant 5 ans dans une ferme perlière pour gagner de quoi s’acheter un petit bateau et son moteur hors-bord, s’est installé ici et vit en totale autarcie. Il s’est construit une petite maison en bois qui est alimentée en électricité par panneaux solaires subsidiés par l’Etat. Il récupère l’eau de pluie... Il entretient le domaine qui est devenu au fil des ans un véritable jardin botanique, le grand-père ayant eu l’intelligence de diversifier ses plantations. C’est ainsi que l’on trouve ici plusieurs espèces d’arbres fruitiers et autres. Ici tout pousse ! Les pelouses sont entretenues et des bougainvillers de couleurs différentes sont là pour le plaisir des yeux. Des orchidées, aussi. Ce jardin botanique est une merveille. Un îlot de verdure domestiquée planté au milieu d’une jungle où tout ne demande qu’à croître et offrir de quoi subsister !

Hervé chasse la chèvre et le cochon sauvages. Il a des poules qui courent en liberté mais il connaît leurs endroits de ponte. Il récolte aussi le miel de naissains d’abeilles sauvages. Il vend une bête de temps en temps pour améliorer l’ordinaire comme acheter l’essence pour le bateau par exemple et payer le CNED (le couple a préféré ce système d’instruction pour leur fils, à la corvée de se rendre deux fois par jour dans l’île principale où se trouve l’école). Le petit Ariki semble bien dans sa peau et grandit en appréciant les visites des navigateurs de passage qui, chance, sont parfois accompagnés d’enfants. Et puis il y a tous les cousins à qui l’on rend souvent visite le w-e... Valérie réalise des compositions avec du sable d’une belle précision et les vend aux visiteurs de passage. Ils sont très attentifs à l’écologie. C’est ainsi qu’ils demandent aux navigateurs de ne pas jeter les déchets organiques à la mer et de les déposer à terre dans leur compostier. Contrairement à l’usage à Rikitéa, il a compris que les légumes qu’il fait pousser sur ses terres ont bien plus de valeurs nutritives que ceux qui viennent de Nouvelle Zélande et de Tahiti.

 

Il a encore beaucoup de terres à vendre ou mieux, à louer (baux de trois ans renouvelables avec option d’achat). Avis aux amateurs... La vie peut être belle aussi, à Taravai !... 

 

 

 

08/08/2018

Courriel envoyé à un ami en cours de traversée (extraits)

Chantons, pour passer le temps, les amours passées d’une jeune fille,
Chantons;.. ainsi commence une chanson de marins que nous avons chantée ensemble s’il t’en souvient dans un certain château de nos connaissances…
Faute de pouvoir chanter, écrivons me dis-je et, voici :

Ce jeudi 14 juin 2018 au coeur de la tempête en route vers les îles Gambier…

Hier, en fin de journée, le vent, qui était resté au-dessus des 20/25 noeuds toute la journée, s’est renforcé. Des rafales de plus en plus longues dépassaient les 30 noeuds. Nous étions sous gd voile à 2 ris et trinquette, le yankee complètement rentré. Nous prenons la décision de réduire encore jusqu’au bas ris (le troisième) et, au boulot ! La mer est forte et les grains menacent. Je capelle mon harnais et grimpe sur le pont en réalisant que nous avons quelque peu tardé pour nous décider. Cette hésitation va se faire rembourser en efforts pour prendre le ris et Murphy, encore lui, va s’ingénier à me mettre des bâtons dans les roues. Donc, du pied de mât où j’ai frappé ma ligne de vie, je raidis la balancine puis relâche la drisse de gd voile. Le vent se faufile dans les plis de la voile et en amène plusieurs derrière les marches de mât empêchant ainsi la voile de remonter. Enervement, je réalise une fois de plus que la ligne de vie s’emmêle dans tous les bouts fouettés par le vent et me rend fou de rage car non seulement je dois m’occuper de la voile mais en plus, je dois me décrocher et me raccrocher sur l’autre bord. C’est toujours le même problème lorsque je travaille au pied du mât. Je dois pouvoir passer d’un bord à l’autre et à chaque fois, ma ligne de vie se prend dans un winch ou un taquet et me prive ainsi de mobilité ! Alors que je cogite pour trouver une solution pour la GV, je constate que la bosse du troisième ris s’est coincée derrière une latte de la GV vérifiant ainsi l’idée qu’un problème arrive rarement tout seul. Le vent forcit encore et la pluie se met de la partie. J’ai droit à la totale ! Un problème à la fois. Premièrement dégager la bosse de ris avec la gaffe qui, allongée me permet d’atteindre le problème tant bien que mal car je dois me tenir et ai besoin de mes deux mains pour manipuler la gaffe. Après plusieurs tentatives, ouf ! La bosse est libérée. Il n’y a plus qu’à dégager la GV des marches de mât. Je crie à Marjo d’envoyer le moteur et de remonter au vent car je pense que c’est la seule façon de dégager la voile. Elle se met derrière la barre, débraye le Windpilot et, moteur lancé, fait lofer le bateau. La mer est grosse et l’Otter fait maintenant face aux lames qu’il escalade courageusement. Les creux sont impressionnants et le sont toujours plus lorsqu’on leur fait face plutôt que lorsqu’on les subit de travers ou par l’arrière ! Victoire, la voile faseye et se dégage des marches ! Je raidis encore la balancine, et j’embraque la bosse de troisième ris ainsi libérée. La bosse résiste car les rafales de vent s’opposent à ma manoeuvre. Je tire de toutes mes forces et, petit à petit, l’oeil de la prise de ris de la gd voile se rapproche du point  d’où elle pourra travailler correctement. Encore un effort. Je me cramponne. L’Otter chevauche les lames de plus en plus inconfortables. Il sera temps d’abattre, de reprendre le vent par le travers la voilure ainsi réduite. Je rentre dans le cockpit après avoir remis le pont en ordre. Pas question de laisser un bout ou un espar traîner car ce sont des ennuis assurés ! Je me déplace à quatre pattes car les mouvements du bateau et la fatigue de la manoeuvre (je suis en nage dans ma combinaison de navigation) me rendent prudent. La manoeuvre a duré 45 minutes ! Une fois en sécurité dans le cockpit, je redonne la main au régulateur d’allure et replace l’Otter  travers au vent et c’est là que la récompense de la manoeuvre nous est offerte : tout semble se calmer. L’Otter reprend sa route sous les bourrasques qu’il négocie en douceur. On peut couper le moteur et respirer. Nous sommes de nouveau en route sous voilure réduite !
A l’heure où j’écris ces lignes, le vent n’a toujours pas désarmé. Il souffle force 7 établi rafales à 8. La mer est franchement grosse et impressionnante, les déferlantes scintillent sous le soleil. Les prévisions nous annoncent que nous devrons attendre encore deux petites journées avant de pouvoir vraiment retrouver un certain confort de navigation. Pour l’instant, nous prenons notre mal en patience… mais, tout va bien à bord.

.../...

Nous sommes en route vers la mystérieuse île de Pâques (Rapa Nui) et notre position est :

S 13°40’30.3’’ & W 097°12’55.4’’. C’est-à-dire que nous sommes à 1057 nautiques dans le NE de l’île. Plus que 8-9 jours de navigation. Depuis le 2 juin, nous pouvons compter sur les doigts d’une main, le nombre de navires rencontrés. Nous sommes seuls au monde. Totalement seuls.