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15/11/2018

Anachronisme (réflexion retrouvée en escale)

Un jour, dans d’autres lieux, j’avais raconté la mer. J’avais décrit notre vie à bord avec nos enfants que nous emmenions partager nos rêves de navigation. Nous étions jeunes et fous d’océan mais soucieux de ménager nos poussins qui, dans le fond, n’avaient rien demandé. Nous les avons initiés aux plaisirs de la navigation en respectant leurs besoins de mouvement. Nos navigations étaient brèves - le temps d’un w-e - et ponctuées du plaisir de voir du pays, découvrir d’autres cultures. Nous visitions ensemble les musées rencontrés au hasard de nos destinations. C’est ainsi que nous découvrîmes avec ravissement la vie des compatriotes de Marjo en naviguant à travers les Pays-Bas qui offrent tant de plans d’eau à l’abri du grand large et de ses mouvements d’humeur. Nous étions au comble du bonheur, sortant même notre premier Otter en hiver. Le souvenir de sa coque brisant la fine pellicule de glace qui immobilisait le petit port de Kortgene ne s’effacera jamais de nos mémoires d’apprentis marins ! Non plus la chasse aux oeufs sur le pont le jour de Pâques. Il y avait des rires, de l’enthousiasme… Il y avait aussi cette nature se reposant des estivants. Les enfants adoraient. Et nous, nous roucoulions de plaisir…

Et puis les années ont passé, notre voilier a grandi. Nos enfants aussi. Ils n’ont jamais oublié ces merveilleuses périodes d’insouciance qui nous réunissaient au cours de longs w-e d’escapades. Lorsque, devenus plus grands, nous leur annonçâmes que nous allions naviguer plus loin et plus longtemps, il ne fut pas question de partir sans eux. Ils auraient pourtant pu choisir de rester en Bretagne avec mes beaux-parents mais surtout leurs copains… Mais l’occasion était trop belle. Ils la saisirent et vinrent avec nous découvrir le merveilleux archipel des Açores. Après avoir butiné la mer du Nord, la Manche et cette Bretagne du S qui était notre terrain de jeux depuis des années, nous grignotions l’Atlantique.

Et puis, un jour, nous sommes passés ! Le grand saut vers les Amériques. Cette fois, leur vie d’adultes ne se prêtait plus à nous accompagner et c’est avec regrets que nous prîmes la décision de couper le cordon. Vous me direz qu’il était temps mais bon, est-il vraiment temps un jour ?

23 jours plus tard, nous étions de l’autre côté sans toutefois considérer notre traversée comme un exploit. Les conditions de navigation avaient été plus qu’agréables et, tous comptes faits, nous trouvions que Christophe Colomb n’avait eu que le mérite de ne pas savoir où il allait car vents et courants ne peuvent, en janvier, février, vous pousser autre part que dans les Caraïbes.

Nous entamions là les premières années de retraités, copinant avec les amis-bateaux rencontrés, plongeant tout notre saoul, partageant apéros à bord et repas improvisés. Une vie sociale incroyable régnait au sein de ces mouillages qui nous les faisait apprécier. On aurait pu y trouver tout notre bonheur et y jouer les prolongations mais le virus du nomadisme nous titillait et nous conduisit jusqu’au Canada visitant en passant et repassant, toute la côte est des Etats-Unis, les Bahamas et retour dans les Caraïbes   avec la découverte d’un tas d’autres îles dont Porto Rico et bien d’autres encore. Atterris au Guatemala, nos regards se tournèrent alors vers ce Pacifique qui nous tendait les bras mais dont nous reportions la destination chaque saison. L’idée d’éloignement n’était pas sans rapport avec nos hésitations…

Nous étions en effet conscients que si l’Atlantique était immense, le Pacifique le regardait comme une flaque du haut de sa grandeur ! Et cela, nous n’allions pas tarder à en prendre physiquement la mesure. Le constater géographiquement sur les cartes ou physiquement en le traversant constitue une différence majeure que nous allons découvrir en dirigeant notre étrave vers les Gambier. Au moment où j’écris ces lignes, il y a 34 jours que nous avons quitté Bahia de Caraquès en Ecuador. 34 jours sans voir, excepté au cours des premiers nautiques parcourus, un seul navire ! Le Pacifique S est un désert marin. Point de navires mais également point d’avions dans le ciel. Même les lignes aériennes ont déserté cet endroit...

Un jour plus tard, apercevant enfin Les Gambier apparaissant de derrière l'horizon, j'attendis d'être certain que ce n'était pas une illusion et je hurlai : Terreeeeeeeeeeeee ! Ma capitaine me rejoignit aussitôt pour partager cette joie qui fut la nôtre d'avoir une fois de plus réussi sans faute la plus longue traversée de notre vie de marins. Nous avions fait de cette traversée une initiation à la solitude à deux. 

Installé dans un confortable fauteuil en terre liégeoise où nous sommes en escale, je me souviens de notre belle aventure et me surprends, au-delà de l'immense plaisir de revoir toutes celles et ceux que nous aimons, de sentir mon coeur me tirer déjà vers le Pacifique et notre cher Otter qui me manquent déjà... 

14/09/2018

visite à Omoa 11 spt 2018

Il faut que je vous raconte notre expédition à OMOA, petit village au Sud de Hanavave. Nous y sommes ancrés (à Hanaveve) en raison du meilleur confort que ce mouillage offre par rapport à celui de Omoa, particulièrement rouleur. Toujours dans le but de nouvelles découvertes, nous décidons de rallier Omoa en annexe. Le plein est fait, un bon grappin et une longue ligne de mouillage est à poste, nous prenons une petite réserve d’eau, notre VHF portable et le téléphone. On ne sait jamais ce qui peut arriver ! D’aucuns penseront que se préparer comme pour une longue traversée, alors qu’un petit quart d’heure seulement nous sépare de Omoa, relève de la paranoïa… Détrompez-vous ! Comme moteur annexe, en cas de panne du moteur principal, il y a seulement nos rames et, comme nous sommes athées tous les deux, les prières ne font pas partie du matériel de sécurité.

Bien décidés à ce que tout se passe bien, nous quittons l’Otter et prenons plein pot la direction du Sud. En route, alors que le soleil brille, que le ciel est bleu, la mer se creuse un peu me rappelant que nous somme déjà presque en haute mer. Prenant la ligne droite comme route la plus logique, je m’éloigne de la côte. Je me mets alors à gamberger : « P…, si le moteur tombe en panne ici, j’aurais l’air malin avec mes 20 mètres de mouillage ! Pas très efficace dans 1500 mètres de fond ! Et, ramer contre le vent de terre  avec une annexe qui n’est pas du tout faite pour ça… ». Bref, je ne dis rien mais Marjo me trouve bien pensif durant cette traversée dont le quart d’heure m’a paru une éternité !..

Rassuré que tout se soit bien passé et, sage décision prise de rentrer en longeant la côte, nous pénétrons dans la petite darse réservée aux embarcations légères qui y sont déjà assez nombreuses. Prenant exemple sur l’amarrage des locaux, je dépose Marjo sur le quai, mouille mon ancre à l’arrière et amarre consciencieuse sur une bite du quai laissée libre. Une gentille marquisienne (elle attend le retour de son mari pêcheur) papote déjà avec Marjo qu’elle a aidé à débarquer, le ressac rendant l’opération hasardeuse.

Et nous voilà partis à la découverte du village. De « ka Hoa » en « ka Hoa » (rappelez-vous, cela signifie bonjour en marquisien), nous pénétrons dans le village. Des « tikis » jumeaux veillent sur l’artère principale d’un côté, l’océan, de l’autre. Nous trouvons d’abord une jolie petite église dont nous poussons la porte gardée à droite par un énorme bénitier rempli d’eau bénite. Quelques fleurs rouges du plus bel effet décorent la surface. L’intérieur, caractéristique de tous les édifices religieux, nous embrasse de son silence et la chatoyante lumière diffusée à travers les vitraux complète l’appel à la méditation. C’est notre ressenti pour la plupart des églises que nous visitons. Ici, nous sommes loin des terribles (horribles) représentations de la passion du Christ rencontrées en Espagne et au Portugal où l’iconographie est comme une compétition à l’horreur. On dirait là-bas, que plus ça saigne, plus c’est réaliste, mieux c’est ! Ici, c’est tout gentillet. Il y a des fleurs partout. Même Jésus, bien que cruellement suspendu, semble béatifié par le magnifique collier de fleurs qui décore sa poitrine. Un grand tamtam et un ukulélé sont là pour témoigner qu’ici, les offices sont l’occasion de partager la musique étroitement associée à la prière. Le mobilier (tabernacle, autel, sièges divers,… sont sculptés dans des bois précieux démontrant ainsi la ferveur des fidèles qui participent activement à l’entretien de l’endroit. Celui-ci respire la bonne attention que la population lui accorde.

Poursuivant notre route, nous découvrons le local de l’Office du tourisme de Fatu Hiva. Une jolie marquisienne nous accueille et nous renseigne gentiment en allaitant le plus naturellement du monde sa nouvelle-née. Magnifique maternité qui nous emmène bien loin des réticences européennes à l’allaitement en public en particulier et à l’allaitement tout court en général ! La maman, pas du tout dérangée, est disponible, aimable et bien disposée à répondre à nos nombreuses questions. Nous apprendrons ainsi que les marquisiennes, il y a bien longtemps, accouchaient sur une « pierre à accouchement » en présence uniquement d’hommes médecine et autres prêtres, les femmes n’étant pas autorisées à assister. Fort heureusement, les choses ont changé et les femmes reprennent lentement mais sûrement la place qui leur revient.

Un peu plus loin, nous rendons visite à Hina, artiste marquisienne, s’ingéniant à perpétuer l’art en appliquant les techniques du passé. Elle dessine à l’encre de chine des dessins souvent repris dans les tatouages. Raies, stylisées, tortues, croix marquisiennes, dauphins,… Elle dessine cela sur des morceaux d’écorce, traitées par des procédés ancestraux qui les assouplissent et les rendent utilisables pour recevoir les dessins. Elle les exporte à Tahiti pour être vendus aux touristes, ce qui constitue une belle source de revenus. Ces tapas (le « s » n’est pas prononcé), sont confectionnés sur des écorces variées de l’arbre à pain et du murier, l’endroit où est prélevé l’écorce en détermine la couleur. Hiva, très affable, nous explique avec beaucoup d’à propos, les différentes étapes de leur fabrication qui nécessite de les marteler longuement au moyen d’un marteau en bois sur une grosse pierre ronde lui servant d’enclume et ce, pour les assouplir et les préparer à recevoir l’encre des dessins.

Plus tard, alors que nous redescendons l’artère principale, nous rencontrons Stella qui s’en revient chez elle en compagnie de sa fille Marie-Thérèse (je vous fais grâce du nom marquisien impossible à bien prononcer, encore plus à retenir !). Stella est la femme du pêcheur rencontrée à notre arrivée. La glace est donc rompue et Stella nous invite à lui rendre visite. « Si, si, venez ! Venez voir ma maison ! ». Bon, impossible de refuser. Nous lui emboîtons le pas et découvrons, ressortant de l’effervescence végétale, une maison… non, on ne peut pas appeler ça une maison… disons alors plutôt un bâtiment entièrement recouvert, parois verticales comme horizontales, de grand carrelage brillants blancs. A l’intérieur, où nous pénétrons à l’invite de notre hôtesse, nous découvrons que sols et murs sont également entièrement carrelés de blanc. Seuls les plafonds ont échappé au massacre. Tout le confort semble présent hormis un lit, les matelas étant, comme dans toutes les autres habitations visitées, déposés à même le sol. Nous voilà dans la cuisine où une table est chargée de plats préparés. Il y a un poisson cuit, des bananes féi (variété de bananes rouge entre plantin et banane classique) cuites à la vapeur, et un plat de poisson crû cuit dans l’acidité d’un mélange citron/coco et eau de mer ! Il est 11h30. Nous apprenons qu’ils ont déjà dîné. Ils nous invitent à nous restaurer. « Mangez ! » Devant nos hésitations bien compréhensibles, Stella insiste : « Mangez ! Mais mangez donc ! ». Impossible de refuser mais, alors que Marjo ne semble pas décontenancée, mon non verbal cherchant une fourchette. P…, au moins une fourchette ! Nom de d… Marjo se marre. Elle a déjà saisi un morceau de poisson crû entre ses doigts et le déguste en ne tarissant pas d’éloge sur son bon goût et sa fraîcheur. Entretemps, j’ai quand même reçu un fourchette mais… me vois contraint de manger à même les plats ! Pfffft, je traîne mon éducation comme un boulet mais apprécie quand même la nourriture. Ce poisson crû est une vraie délicatesse. Tout en poursuivant notre dégustation, nous interrogeons Stella et Marie-Thérèse sur les recettes locales, le mode de vie, les relations entre habitants,… Eric arrive et se joint aux spectateurs de notre repas improvisé. J’adore !… Mais bon, ce sont tous de braves gens qui nous montrent les photos des grands moments de leur vie (protégées par du film plastique), nous dévoilent les inévitables guerre de clans, les conflits de territoires pour la chasse à la chèvre et aux cochons sauvages (rien n’est clôturé - pas encore), les jalousies,… Ils nous montrent aussi le produit de leur artisanat (Eric est sculpteur et fabrique des tikis qu’il revend également aux touristes débarquant à Tahiti).

(Précisons qu’ici, du fait que nous sommes les seuls étrangers en visite dans le village, il ne leur vient pas à l’idée de nous considérer comme des touristes. En période d’affluence de « tourdumondistes » les choses doivent être bien différentes. Notre chance est d’arriver partout en dehors des périodes d’affluence des voileux qui, pour la plupart et en raison de l’avancement dans la saison hors cyclones, sont déjà tous partis vers Tahiti… cap vers l’ouest).

Cette parenthèse refermée, et alors que nous lui avons acheté un de ses tikis , bien plus joli à notre goût car brut de finitions vernies et autres teintures, nous prenons congé. Notre annexe nous tracasse et nous tardons à nous assurer qu’elle est toujours bien amarrée. Aussitôt, Eric nous cherche une caisse de divers fruits de son jardin dont des bananes rouges telles que dégustées pendant ce repas improvisé. Il y ajoute un morceau de cochon sauvage congelé et semblant avoir été prélevé à la machette. Oui, vous l’aurez compris, l’art de découper la viande n’est manifestement pas le souci majeur de ces descendants des boucaniers…

Après les échanges d’adresse emails, nous prenons congé. Eric prend son vélo, y installe notre carton de « cadeaux » et nous accompagne jusqu’au port. Ouf ! Notre annexe est encore là mais bizarrement, notre amarre principale a été dénouée et, fort heureusement, s’est emmêlée à l’amarre de la barque voisine. « Cela arrive, nous déclare Eric sans s’émouvoir ». Ok, ils sont tous gentils, les gens sauf… mais s’il n’y avait que des gentils, dans le fond, ce ne serait pas normal, non ?

L’après-midi, rentré à Hanavave par le chemin des écoliers qui nous a pris le double du temps, je retrouverai avec bonheur le groupe de raies manta observé hier au mouillage. Armé cette fois de ma GoPro, chaussé de mes palmes et équipé de masque et tuba, je suis allé à leur rencontre (voir le petit film) et suis rentré à bord l’esprit encore tout chahuté par l’émotion de cette nouvelle et inoubliable aventure !… Quelle journée !…

29/08/2018

Le bonheur c’est...

« Le bonheur, c’est rêver d’avoir ce que l’on possède déjà. » St Augustin.

 

Aujourd’hui, sur l’île de Taravail, nous avons fait la connaissance de Jean, mon homonyme (comme il se plaît à m’appeler). Il veille sur une magnifique église en attente d’être restaurée et qui est implantée, comme une incongruïté, sur une île où ne vivent plus actuellement que 7 personnes ! Dans le passé, une centaine d’âmes seulement vivaient ici et ont bâti cet imposant édifice. Il faut dire que le père Laval avait une poigne fer et s’est bien débrouillé pour exploiter la foi naïve des habitants des Gambiers auprès de qui il négociait main d’oeuvre et territoires contre des promesses de paradis !  Rien de nouveau sous le soleil...

Jean est mécanicien, nous avoue-t-il avec modestie. Lorsque nous lui proposons de lui faire de la publicité auprès des navigateurs de passage à Rikitéra en lui disant que ça pourrait lui rapporter un peu de sous, il répond : «  C’est une bonne idée mais ce n’est pas une question d’argent. Ce serait juste le plaisir de rendre service ! Ici, l’île me nourrit. Je n’ai pas de grands besoins. » 

 

Il y a aussi Hervé, Valérie et leur fils Ariki (=roi en mangarévien). Ils ont hérité, entre autres, d’un petit territoire qui jouxte l’église. Il a été planté au cours de toute une vie par le grand-père d’Hervé. Et Hervé, après avoir travaillé dur pendant 5 ans dans une ferme perlière pour gagner de quoi s’acheter un petit bateau et son moteur hors-bord, s’est installé ici et vit en totale autarcie. Il s’est construit une petite maison en bois qui est alimentée en électricité par panneaux solaires subsidiés par l’Etat. Il récupère l’eau de pluie... Il entretient le domaine qui est devenu au fil des ans un véritable jardin botanique, le grand-père ayant eu l’intelligence de diversifier ses plantations. C’est ainsi que l’on trouve ici plusieurs espèces d’arbres fruitiers et autres. Ici tout pousse ! Les pelouses sont entretenues et des bougainvillers de couleurs différentes sont là pour le plaisir des yeux. Des orchidées, aussi. Ce jardin botanique est une merveille. Un îlot de verdure domestiquée planté au milieu d’une jungle où tout ne demande qu’à croître et offrir de quoi subsister !

Hervé chasse la chèvre et le cochon sauvages. Il a des poules qui courent en liberté mais il connaît leurs endroits de ponte. Il récolte aussi le miel de naissains d’abeilles sauvages. Il vend une bête de temps en temps pour améliorer l’ordinaire comme acheter l’essence pour le bateau par exemple et payer le CNED (le couple a préféré ce système d’instruction pour leur fils, à la corvée de se rendre deux fois par jour dans l’île principale où se trouve l’école). Le petit Ariki semble bien dans sa peau et grandit en appréciant les visites des navigateurs de passage qui, chance, sont parfois accompagnés d’enfants. Et puis il y a tous les cousins à qui l’on rend souvent visite le w-e... Valérie réalise des compositions avec du sable d’une belle précision et les vend aux visiteurs de passage. Ils sont très attentifs à l’écologie. C’est ainsi qu’ils demandent aux navigateurs de ne pas jeter les déchets organiques à la mer et de les déposer à terre dans leur compostier. Contrairement à l’usage à Rikitéa, il a compris que les légumes qu’il fait pousser sur ses terres ont bien plus de valeurs nutritives que ceux qui viennent de Nouvelle Zélande et de Tahiti.

 

Il a encore beaucoup de terres à vendre ou mieux, à louer (baux de trois ans renouvelables avec option d’achat). Avis aux amateurs... La vie peut être belle aussi, à Taravai !...