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03/06/2015

C'est arrivé aux Bermudes

Bermudes.jpg2 juin 2015 : décision est prise, nous levons l'ancre demain. Cet après-midi, nous nous dépêchions de compléter notre réserve d'eau et de fuel (si pas de vent Yan prendra le relais). Derniers achats de légumes frais à la supérette locale. On est fort chargés et je passe devant Marjo avec un sac dans une main et une bouteille de 10 litres dans l'autre. Mon but est de lui ouvrir la porte qui, contrairement à tous les magasins en Europe et aux Etats-Unis, s'ouvre vers l'intérieur. Surpris, je modifie ma stratégie d'ouverture et avec deux doigts, j'ouvre un des deux battants qui, dès après mon passage, se referme brutalement derrière moi et donc sur le nez de Marjo qui tentait de me suivre elle aussi avec les bras chargés de sacs de provisions. Une brave dame de couleur, me lançant un regard torve, s'adresse à Marjo et lui dit, fâchée : "Oh, Dear he met you long time ago !" Marjo me rejoint - je n'ai rien entendu - et me répète, le sourire aux lèvres, ce que la dame outrée, lui a dit. Et nous deux de traverser la rue distraitement dans un grand éclat de rire, communicant ainsi notre bonne humeur à l'automobiliste qui, souriant à son tour, nous laissait passer. Encore un bon moment de vie aux Bermudes dont nous garderons un souvenir excellent. L'île est très belle, propre et bien administrée. Les habitants sont d'une gentillesse incroyable et la politesse règne en maître absolu. Pas un passager ne descend du bus sans un "thank you, Sir !" De quoi étonner plus d'un conducteur de bus wallon ! Ah, j'oubliais une information importante qui contaste étonnamment avec ce qui se passe chez nous. Pour les enfants et adolescent, les bus sont gratuits.st georges.jpg

22/05/2015

la salade liégeoise à la mode des Bermudes

 

Ce soir, après une longue ballade de découverte de l’île, d’abord en autobus puis retour en ferry, nous revenons fourbus à bord et organisons l’apéritif avec l’excuse de goûter la différence entre deux petits flacons de rhum « Black Seal » que nous avons achetés afin d’effectuer un choix de cadeaux à rapporter en Belgique. Comme nous avons dîné à Hamilton (capitale de l’île) d’un rapide petit en-cas, je ne m’attends pas à un repas chaud au souper et je me fais à l’idée que les amuse-bouche suffiront à nous caler l’estomac pour la nuit. Cela était sans compter que Marjo, le jour de notre arrivée au mouillage, avait acheté à des locaux assez bien de légumes divers dont, entre autres pommes de terre et oignons rouges, des haricots dont la couleur pourpre était assez étonnante. Comme il est interdit d’importer des légumes aux Bermudes, c’est bien entendu avec joie que Marjo s’était précipitée pour réassortir son frigo. Ce soir, elle se demandait – sans m’en parler bien entendu – ce qu’elle allait bien pouvoir cuisiner en pensant bien-sûr à ces fameux haricots bermudiens. Tout en partageant la dégustation des rhums, soit-dit en passant, délicieux, Marjo s’activait à nettoyer les haricots et je pensais qu’elle faisait une avance pour la cuisine du lendemain. Que nenni ! Elle avait prémédité une salade liégeoise sans lardons mais avec des oignons (pourpres), des pommes de terre (pourpres) et… un confit de canard en remplacement des lardons absents. Elle s’éclipsa discrètement pour la cuisson et revint avec l’invention du jour : « la salade liégeoise à la mode des Bermudes ». Si je dédie ce petit récit de vie à ce plat, vous vous doutez déjà qu'il fut un festival de saveurs que la graisse de canard sublima. Merci Marjo pour ce morceau d’architecture culinaire qui m’a laissé dans l’état de jubilation digestive où vous me trouvez en train de rédiger le récit d'un savoureux moment… (voir bientôt la recette dans secrets de ma coquerie)

02/05/2015

le cresson...

22h00. Connaisez-vous le Pussher's rhum ? On a refait connaissance après quelques mois d'éloignement des Antilles... C'est vendredi. Après une semaine de travail, les américains partent faire la fête en famille ou au café (où on n'en sert pas !). Ils y dégustent des bières et dévorent de gigantesques burgers ou autres ribbs à faire pâlir les bars à viandes de chez nous. Ils s'y racontent leurs vies... Les semaines précédentes, nous les avons accompagnés. Aujourd'hui, Marjo se la joue restaurant Otter II. Après le PUSHER'S RHUM ,coquilles St Jacques à la crême de cresson arrosées d'un vin blanc spécial, un Chardonnay St Jean. (Je ne sais pas pourquoi je l'ai acheté émoticône wink mais il tient la route !). On se congratule et distribuons les étoiles. Marjo est enthousiaste (rare car très autocritique) et moi, je ne me rappelle pas avoir dégusté une aussi bonne version cuisinée de ces coquilles St Jacques pourtant si souvent savourées en Bretagne. Celles-ci méritaient un Molière ou je ne sais quel trophée auquel pourrait prétendre une préparation culinaire. Autour du bateau, le silence total traduit l'absence complète d'activités. Nous restons seuls dans le noir de la nuit qui s'est installée au sein de cet immense chantier américain pourtant habituellement hyperactif. Vient le moment magique de la vaisselle... Musique ! https://youtu.be/uhCXXOhQ4zw. L'eau est chaude. Je lave. Marjo essuie. Et la musique s'empare de nous comme un tourbillon de plaisirs partagés. Ella & Louis nous accompagnent de leur immense talent. Nos corps ondulent au rythme de la musique. La danse est de nouveau au rendez-vous... La vie est belle à bord de l'Otter II. La vaisselle est rangée comme par enchantement.