Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

28/01/2018

sillage 2016-2017-2018

Rio Dulce - Livingstone - Chinchoro Bank (Mexique) - Georges town (Grans Cayman) - Montego Bay (Jamaïque) - Port San Antonio (Jamaïque) - Cayman Brac - Grand Cayman - Livingstone - Cayo Comado - Rio Dulce - Shelter Bay marina (Panama) -Passage du canal - Balboa-La Playita-Contadora (nude beach)- Bahia de Cadaquez (Ecuador) -

02:11 Écrit par Otter2 dans Journal de bord, Sillages | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

23/01/2018

Les swimming solar panels

La vie au Rio Dulce n’est pas toujours un long fleuve tranquille... Depuis ce matin, je m’étais attaqué au placement, sur notre nouvelle arche en inoxydable, de quatre panneaux solaires articulés selon un dispositif original imaginé par nous et conçu avec maîtrise par un soudeur de talent maîtrisant parfaitement le travail de fine mécanique sur machines-outils. Je venais de terminer l’amarrage avec des U dûment boulonnés des deux panneaux bâbord. Les deux autres étaient déjà en place et « sécurisés » par des colliers de serrage en plastique ; ils n’attendaient que moi pour recevoir leurs fixations définitives. Mais c’était sans compter sur la « Murphy’s law » (appelée chez nous la loi de la vexation universelle !).
Alors que je me tournais vers tribord pour m’occuper d’eux, un grand bruit métallique suivi d’un énorme plouf me fit vociférer une quantité de jurons que je préfère passer sous silence. Je venais de créer les premiers « swimming solar panels in the world » !... Il n’y avait plus qu’à - j’ai horreur de cette expression - les sortir de l’eau ce qui, en apnée et compte tenu du poids de l’ensemble, s’avéra vite impossible.
C’est donc avec l’aide de plusieurs voisins de ponton et cordage que nous parvînmes à ramener, d’abord le cadre, ensuite l’un puis l’autre panneau. Fort heureusement, l’eau était bonne et le fond pas trop boueux ni profond... Ce soir, alors que je raconte mon aventure, les panneaux ont été soigneusement séchés et enfin correctement mis en place. Quand je vous disais que la vie à bord de l’Otter n’est pas toujours monotone !... Demain il ne reste plus qu’à... passer les fils et effectuer les raccordements.

11/12/2017

Diesel John (11/12.2017)

Ceci écrit en guise d’introduction. Vous en comprendrez la justification par la suite.
Annexe amarrée, nous avons deux visites prévues : la première chez notre diséseliste qui se fait appeler dans le Rio « Diesel John ». Son atelier est unique en son genre. Il est implanté dans un endroit accessible tant par le Rio via une jetée bringuebalante en bois que par la route, protégé par une barrière dûment cadenassée. L’endroit est peu accueillant pillé qu’il est en permanence par une basse-cour ne laissant nulle chance au moindre brin d’herbe. Un couple d’oies monte une garde assez agressive, le jars, impressionnant, soufflant sa désapprobation de notre arrivée… Bref, l’approche est prudente et circonspecte. Rapidement notre prudente arrivée est remplacée par le sourire accueillant du pittoresque « Diesel john » qui, après les salutations,  nous précède dans son atelier.
Par contraste avec le délabrement des extérieurs, l’endroit est plutôt propret et parfaitement agencé. Il est divisé en deux parties bien distinctes quoique contigües : la première est l’atelier de mécanique proprement dit, parfaitement rangé et équipé de nombreuses machines professionnelles car tout-à-fait inconnues en ce qui me concerne. Nous y retrouvons notre inverseur démonté et soigneusement protégé dans un emballage plastique en attente des pièces - venues des USA - que nous apportons aujourd’hui. Le mécanicien ouvre le paquet avec intérêt et constate que rien ne manque. Il va pouvoir se remettre au travail ce qui nous ravit car, sans moteur…
La deuxième moitié de l’atelier ressemble plus à un centre de relais de Wall street. Plusieurs écrans plats diffusent en permanence les cours de la bourse dans plusieurs pays différents. Nous apprenons ainsi que notre mécano joue au traider entre les coups ! Il exerce ses compétences de diéseliste lorsque l’occasion se présente et joue en bourse ses petits gains afin d’arrondir ses fins de mois. Au vu du niveau technologique d’ensemble de cet « atelier », tout à l’air de fort bien se passer pour notre bonhomme ! Ah, j’allais oublier de vous signaler, dans un coin de la pièce, à l’abri des courants d’air, un poussin orphelin placé avec amour sous une lampe infrarouge s’accroche à la vie grâce aux attentions charmantes de cet hôte haut en couleurs !
La deuxième visite consiste à déposer un acompte pour un travail demandé au tapissier-garnisseur local que nous avons chargé de recouvrir les coussins de notre carré. Dès notre arrivée, nous sommes accueillis par tout le personnel qui semble quelque peu, contrairement à l’habitude, désoeuvré. Nous sommes conduits au bureau où nous constatons que Elmer, le patron, est absent ce qui est exceptionnel. Sa secrétaire, adorable comme à l’accoutumée, nous semble un peu perturbée et après les embrassades de bienvenue - au Guatemala, les gens en viennent très vite à se saluer par le prénom et à s’embrasser (cela ressemble plus à un Hug - influence américaine - qu’à nos affectueux bisous), elle nous annonce que le patron est parti à l’hôpital pour prendre des nouvelles d’un de ses ouvriers qui, au cours de la nuit passée, s’est fait tirer dessus et s’est pris plusieurs impacts de balles dont un très préoccupant au niveau du cou. Ses jours sont en danger... Il était en voiture (qui a été criblée de balles) et tellement imbibé d’alcool que les chirurgiens l’ont mis sous respirateur et perfusion en attendant qu’il dessaoule ! Bienvenue au Guatemala… Plein de compassion pour lui et sa famille (il a 4 enfants !), nous remettons nos voeux de bon rétablissement et de courage pour la famille et prenons congé un peu sous le choc de la nouvelle. L’ouvrier en question, très professionnel, souriant et serviable, est déjà venu travailler à bord ce qui fait toute la différence avec un fait divers lu dans le journal…

Lire la suite