Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

29/10/2015

Un squelette peut en cacher un autre!

 

 Le côté le plus enrichissant et étonnant de notre voyage est la découverte des us et coutumes, de la culture et des traditions des populations que nous rencontrons.
Nous passons outre les clichés et les idées toutes faites en vivant à proximité et parmi les hommes et les femmes d'ailleurs.
Que ce soit en faisant nos courses dans les épiceries et marchés locaux, en allant au lavoir, en ayant recours aux réparateurs et vendeurs autochtones ou en vivant simplement à côté d'eux, nous entrons vraiment en contact avec les habitants de pays et d'îles traversés. 
 
Les Etats unis n'échappent pas à cette règle.
 
Nous sommes revenus au bateau après quatre longs mois en Europe.
Nous avions quitté York River et la Chesapeak bay en pleine cannicule, pour y revenir avec les premiers frimats de l'automne.
 
Dés notre sortie de l'aeroport Dulles Washington DC, la couleur orange est dominante. Des potirons, des centaines, des milliers de potirons. Halloween s'annonce haut en couleurs, et les squelettes et autres toiles d'araignés sont omniprésents . En arrivant à la marina, nous constatons que cette dernière tout comme le restaurant ont subi une transformation digne d'un train fantôme.
 
Vendredi fin d'après-midi, quatre motoryachts entrent dans la marina et trouvent une place autour de nous. 
Jusque-là rien de spécial, les WE début d'automne voient beaucoup de passages dans les ports.
 
Quelle  ne fût pas notre surprise lorsque nous nous promenons sur les pontons une heure plus tard. Les bateaux sont transformés en "horror boats" Des squelettes pendants un peu partout. La grosse artillerie est de sortie : sorcières toutes plus moches les unes que les autres, toiles d'araignée, fausses pierres tombales à l'identique de celles vues á Salem, chats noirs, balais de sorcières, potirons, etc.
 
Le clou fût la mise en scène dans le cockpit du bateau d'en face : deux squelettes installés dans des fauteuils de camping autour d'une table sur laquelle étaient  posés deux verres et une carafe baroque à souhait. Ce qui était incroyable c'était que les propriétaires n'ayant plus de place assise furent obligés de s'asseoir sur le bord du bateau !
 
Et c'est ainsi que, munis d'une bouteille de bière spéciale Halloween (noire avec tête de mort), que nos nouveaux voisins prenaient le plus sérieusement du monde  l'apéro avec leurs invités squelettiques en l'occurence assez taiseux ! 
 
Prochainement, Nous sommes invités à une Halloween party dans un des ports où nous nous arrêterons le long du ICW.
 
Happy Halloween !!!... (MvE)
 
Ps Halloween aux States.
Eviter Halloween aux USA c'est faire comme si Noël n'existait pas.
En 2014 Les Américains ont dépensé 350 millions de dollars en costume d’Halloween… pour leurs animaux domestiques. 6 % seulement comptent porter le même costume que l’an passé. La sérieuse National Retail Federation estime les dépenses totales pour Halloween 2014  à 7,4 milliards de dollars. L’achat de costumes et de sucreries se taillent la part du lion du budget, suivent ensuite les articles de décoration et la préparation des citrouilles. ( source: National Retail federation)
Ce sont quelques 6 millions de tonnes de citrouilles vendues chaque année.

IMG_4607 halloween.JPG

 

18/10/2015

De nouveau en partance

Ce 17 octobre 2015

 Comme le temps est vite passé ! Déjà trois mois et demi que nous sommes rentrés au Pays et nous sommes sur le départ avec un bilan d’activités qui donne le tournis : réception d’une prothèse totale du genou droit (toujours en rôdage), début de convalescence en Bretagne entrecoupé du mariage de mon beau-frère à Pézenas (belle traversée de la douce France de Charles Trenet avec découverte du pont de Millau, la Provence de Gilbert Bécaud, souvenirs des vacances avec mes parents qui m’ont donné le goût de cette France qui reste pour moi un des plus beaux pays du monde). Retour en Belgique. A peine rentrés, mariage de ma belle-sœur à Madrid puis, dans la foulée, une semaine de rêves dans un Riad de Marrakech… Retour en Belgique. Revus parents et amis. Préparation des valises mais surtout des câlins et encore des câlins à nos grands et aux petits, à nos deux poussins qui ont beau vieillir comme nous, ils restent nos rejetons et, contre Nature, c’est nous qui quittons encore le nid…

04/07/2015

Samedi 4 juillet 2015

Depuis la fin du mois de juin, l'Otter est hors de l'eau à York River Yachting Marina (Virginie). Nous sommes actuellement revenus en Belgique et sommes en partance pour la Bretagne. Nous devons rester disponibles pour être présents au procès qui décidera du sort que le tribunal d'A'dam accordera à notre désaccord avec notre assurance qui refuse de remplir ses obligations de remboursement des dégâts occasionnés à notre voilier suite au dérapage de son ancre à Annapolis (voir rapport de terre/mer). Fin octobre, nous retrouverons l'Otter et mettrons le cap sur Les Bahamas, Cuba, le Belize, le Guatemala. En attendant, je dois me refaire un genou qui a été nanti d'une prothèse totale la semaine dernière. De la patience, de la patience et le grand plaisir de revoir notre belle Bretagne, Pénerf, son marais, sa rivière, ses riverains et le port de La Roche-Bernard que nous avons quitté en juillet 2011.

15:13 Écrit par Otter2 dans Nos projets | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

13/06/2015

vendredi 12 juin à York River (Virginie)

Ce matin, Marjo est partie en courses avec son amie américaine, Joyce. Les hommes restent à bord ! Ouf, j'y échappe et ça va changer Marjo de nous avitailler "entre filles".
J'en profite donc pour fermer tous les hublots de l'Otter et m'activer à le dessaler. Il en a bien besoin après cet aller-retour musclé aux Bermudes au cours duquel il a été véritablement mis au saloir. Il était grand temps de protéger nos inoxs !
Soudain, dans le bassin, derrière la poupe du bateau, j'entends un chahut de tous les diables. A priori, je pense à une chasse de poissons mais ce n'est pas tellement le moment et puis, des poissons qui grognent, ce n'est pas très courant !
Je scrute donc la surface à l'endroit où le chahut a laissé ses ondes concentriques et... j'ai l'immense bonheur d'en voir surgir deux loutres manifestement en plein "débat" amoureux ! Je vous jure qu'au pays des loutres, le mâle tolère difficilement un refus car c'est avec des grognements canins furieux qu'il imposa à sa partenaire un accueil manifestement indésiré ! Le couple disparut aussitôt sous la surface et je poursuivis mon observation, espérant ainsi une autre apparition... qui se produira un peu plus loin, la femelle se faufilant sans demander son reste sous une coque voisine et le mâle émergeant soudain face à moi, à quelques mètres à peine, presque les yeux dans les yeux et semblant me dire : "t'as vu comment cela se passe au pays des loutres ! Prends-en de la graine mon Ami." Et elle disparut aussitôt, me laissant sous le charme de cette inattendue rencontre.loutres.jpg

09/06/2015

8 juin 2015

 

Ce petit courriel écrit en mer en approche des côtes américaines. Il fait beau. Nous sommes sous voiles et filons 7 noeuds avec un tour de rouleau dans le yankee. Nous avons passé une bonne nuit au moteur depuis minuit environ, moment où le vent est tombé. Enfin ! Depuis notre départ des Bermudes au moteur et vent (faible) dans le nez, le vent n’a fait que gagner en force MAIS fort heureusement, est resté du secteur SE ce qui nous mettait travers au vent. Allure royale s’il en est mais avec une mer praticable ce qui n’a pas été le cas. Elle s’est creusée petit à petit pour devenir franchement grosse ! Nous nous sommes retrouvés surfant sur les lames d’une « following sea » ce que l’on souhaite à tout marin qui appareille mais cette mer là, ce jour là et le suivant nous a bien chahutés. Pris un ris puis deux, puis trois... rentré le yankee complètement et resté deux jours durant sous toile réduite (trinquette et 3 ris dans la GV). Le vent est monté jusque 30 noeuds établis et nous avons enregistré quelques rafales à 45 noeuds ! Un vrai baptême (vous me passerez l’expression !) C’était vraiment très sportif nonobstant l’angoisse qui est toujours la mienne en ces circonstances, de casser qui, une bosse de ris, qui une drisse ou autre pièce d’espars trop sollicité. Fort heureusement tout a tenu excepté un anneau de notre régulateur d’allure qui a explosé (remplacé dans le quart d’heure par le marin de service !) et le reste du voyage a été marqué d’un entraînement inhabituel à la prise de ris qui m’a fait devenir un vrai pro de l'arisage. Pendant cette traversée haute en émotions, j’ai beaucoup lu. Impossible de « mater » un film (trop de bruit), notre alternateur d’arbre méritant depuis sa transformation suite à notre « fortune de mer » son nom de La Callas !!! Les vocalises sont présentes dès la vitesse de 7 noeuds or, nous avons fait presque tout le voyage à une allure incroyablement rapide poussés que nous étions par un vent fort particulièrement bien orienté. Seul l’inconfort dû aux énormes creux dans lesquels nous plongions en surfant resteront gravés dans notre mémoire de marins en herbe. Je ne vous cache pas d’avoir pris un plaisir tout particulier au rituel d’atterrissage qui consiste à déconnecter le WINDPILOT, amener le pavillon de courtoisie du dernier pays visité et renvoyer le pavillon Q ainsi que l’américain dans les barres de flèche tribord. Maintenant, j'écris dans le cockpit, l’ordinateur sur les genoux, à l’ombre de la capote et la sérénité retrouvée...

NBémoticône wink