Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

09/06/2015

8 juin 2015

 

Ce petit courriel écrit en mer en approche des côtes américaines. Il fait beau. Nous sommes sous voiles et filons 7 noeuds avec un tour de rouleau dans le yankee. Nous avons passé une bonne nuit au moteur depuis minuit environ, moment où le vent est tombé. Enfin ! Depuis notre départ des Bermudes au moteur et vent (faible) dans le nez, le vent n’a fait que gagner en force MAIS fort heureusement, est resté du secteur SE ce qui nous mettait travers au vent. Allure royale s’il en est mais avec une mer praticable ce qui n’a pas été le cas. Elle s’est creusée petit à petit pour devenir franchement grosse ! Nous nous sommes retrouvés surfant sur les lames d’une « following sea » ce que l’on souhaite à tout marin qui appareille mais cette mer là, ce jour là et le suivant nous a bien chahutés. Pris un ris puis deux, puis trois... rentré le yankee complètement et resté deux jours durant sous toile réduite (trinquette et 3 ris dans la GV). Le vent est monté jusque 30 noeuds établis et nous avons enregistré quelques rafales à 45 noeuds ! Un vrai baptême (vous me passerez l’expression !) C’était vraiment très sportif nonobstant l’angoisse qui est toujours la mienne en ces circonstances, de casser qui, une bosse de ris, qui une drisse ou autre pièce d’espars trop sollicité. Fort heureusement tout a tenu excepté un anneau de notre régulateur d’allure qui a explosé (remplacé dans le quart d’heure par le marin de service !) et le reste du voyage a été marqué d’un entraînement inhabituel à la prise de ris qui m’a fait devenir un vrai pro de l'arisage. Pendant cette traversée haute en émotions, j’ai beaucoup lu. Impossible de « mater » un film (trop de bruit), notre alternateur d’arbre méritant depuis sa transformation suite à notre « fortune de mer » son nom de La Callas !!! Les vocalises sont présentes dès la vitesse de 7 noeuds or, nous avons fait presque tout le voyage à une allure incroyablement rapide poussés que nous étions par un vent fort particulièrement bien orienté. Seul l’inconfort dû aux énormes creux dans lesquels nous plongions en surfant resteront gravés dans notre mémoire de marins en herbe. Je ne vous cache pas d’avoir pris un plaisir tout particulier au rituel d’atterrissage qui consiste à déconnecter le WINDPILOT, amener le pavillon de courtoisie du dernier pays visité et renvoyer le pavillon Q ainsi que l’américain dans les barres de flèche tribord. Maintenant, j'écris dans le cockpit, l’ordinateur sur les genoux, à l’ombre de la capote et la sérénité retrouvée...

NBémoticône wink

03/06/2015

C'est arrivé aux Bermudes

Bermudes.jpg2 juin 2015 : décision est prise, nous levons l'ancre demain. Cet après-midi, nous nous dépêchions de compléter notre réserve d'eau et de fuel (si pas de vent Yan prendra le relais). Derniers achats de légumes frais à la supérette locale. On est fort chargés et je passe devant Marjo avec un sac dans une main et une bouteille de 10 litres dans l'autre. Mon but est de lui ouvrir la porte qui, contrairement à tous les magasins en Europe et aux Etats-Unis, s'ouvre vers l'intérieur. Surpris, je modifie ma stratégie d'ouverture et avec deux doigts, j'ouvre un des deux battants qui, dès après mon passage, se referme brutalement derrière moi et donc sur le nez de Marjo qui tentait de me suivre elle aussi avec les bras chargés de sacs de provisions. Une brave dame de couleur, me lançant un regard torve, s'adresse à Marjo et lui dit, fâchée : "Oh, Dear he met you long time ago !" Marjo me rejoint - je n'ai rien entendu - et me répète, le sourire aux lèvres, ce que la dame outrée, lui a dit. Et nous deux de traverser la rue distraitement dans un grand éclat de rire, communicant ainsi notre bonne humeur à l'automobiliste qui, souriant à son tour, nous laissait passer. Encore un bon moment de vie aux Bermudes dont nous garderons un souvenir excellent. L'île est très belle, propre et bien administrée. Les habitants sont d'une gentillesse incroyable et la politesse règne en maître absolu. Pas un passager ne descend du bus sans un "thank you, Sir !" De quoi étonner plus d'un conducteur de bus wallon ! Ah, j'oubliais une information importante qui contaste étonnamment avec ce qui se passe chez nous. Pour les enfants et adolescent, les bus sont gratuits.st georges.jpg

30/05/2015

L'Hermione à quai et départ

https://www.dropbox.com/s/58gnypv7txrqmn3/L%27Hermione%20%C3%A0%20quai%20et%20d%C3%A9part.mp4?dl=0

 

26/05/2015

Arrivée de l'Hermione aux Bermudes

https://www.dropbox.com/s/bx8irnv8a6mxoua/L%27Hermione%20...

 

22/05/2015

la salade liégeoise à la mode des Bermudes

 

Ce soir, après une longue ballade de découverte de l’île, d’abord en autobus puis retour en ferry, nous revenons fourbus à bord et organisons l’apéritif avec l’excuse de goûter la différence entre deux petits flacons de rhum « Black Seal » que nous avons achetés afin d’effectuer un choix de cadeaux à rapporter en Belgique. Comme nous avons dîné à Hamilton (capitale de l’île) d’un rapide petit en-cas, je ne m’attends pas à un repas chaud au souper et je me fais à l’idée que les amuse-bouche suffiront à nous caler l’estomac pour la nuit. Cela était sans compter que Marjo, le jour de notre arrivée au mouillage, avait acheté à des locaux assez bien de légumes divers dont, entre autres pommes de terre et oignons rouges, des haricots dont la couleur pourpre était assez étonnante. Comme il est interdit d’importer des légumes aux Bermudes, c’est bien entendu avec joie que Marjo s’était précipitée pour réassortir son frigo. Ce soir, elle se demandait – sans m’en parler bien entendu – ce qu’elle allait bien pouvoir cuisiner en pensant bien-sûr à ces fameux haricots bermudiens. Tout en partageant la dégustation des rhums, soit-dit en passant, délicieux, Marjo s’activait à nettoyer les haricots et je pensais qu’elle faisait une avance pour la cuisine du lendemain. Que nenni ! Elle avait prémédité une salade liégeoise sans lardons mais avec des oignons (pourpres), des pommes de terre (pourpres) et… un confit de canard en remplacement des lardons absents. Elle s’éclipsa discrètement pour la cuisson et revint avec l’invention du jour : « la salade liégeoise à la mode des Bermudes ». Si je dédie ce petit récit de vie à ce plat, vous vous doutez déjà qu'il fut un festival de saveurs que la graisse de canard sublima. Merci Marjo pour ce morceau d’architecture culinaire qui m’a laissé dans l’état de jubilation digestive où vous me trouvez en train de rédiger le récit d'un savoureux moment… (voir bientôt la recette dans secrets de ma coquerie)