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12/06/2019

11/06/19

C’est la météo qui décide...

 

 

Chers vous tous,

 

Après une première nuit assez secoués par un vent de SE qui s’est renforcé pendant la nuit, ancrés à Tikehau (mouillage de Teonai au NE de la passe de Tuheiava) - à la polynésienne c-à-dire la chaîne allongée avec deux bouées frappées à 30 et à 40 m pour éviter qu’elle ne traîne sur le fond et abîme les éventuelles patates de corail - et il y en a  ! - nous prenons la météo. Nous comprenons  vite qu’il ne sera pas bon de traîner dans le coin. 

Seayousoon dont l’adorable équipage nous a accompagnés depuis Ua Pou va mettre le cap sur Tahiti. Nos routes vont se séparer et, les évènements se précipitant (la météo  n’attend pas), nous nous quitterons sans embrassades, un peu frustrés mais la tête remplie de tous ces beaux moments partagés tant en plongée, qu’au restaurant, que chez Fakarava Yachts Services,  qu’à bord de nos voiliers. A la revoyure Seayousoon ! Qui sait, pourquoi pas au Portugal ou en Belgique ?

On fera donc l’impasse sur le petit village de Tuearea et, à la fraîche, nous appareillons, ce moment s’accordant bien avec le jusant qui va nous expédier hors du lagon. Il nous restera quelques 190 milles pour rallier notre prochaine île : Huahine au NO de Tahiti d’où j’écris ce billet. Vent à 120/140°. Houle croisée de E-SE. Ça va chahuter... et ça a chahuté tout en avançant trop vite (7/8 noeuds). L’estime nous donnait une arrivée à minuit ce qui nous a contraints à rallonger la route pour rentrer dans le mouillage à l’aube. Après une première tentative d’ancrage avortée à une quinzaine de mètres de profondeur, un navigateur nous hèle et nous propose de prendre une bouée proche de son voilier en nous certifiant qu’elle a été vérifiée. Autant dire que nous ne nous sommes pas fait prier ! Une fois dûment amarrés, mon job est de sauter à l’eau et de vérifier que l’ancre est bien engagée. Ici, c’est l’état du corps-mort que je vérifie et cette inspection me rassure. Les bouts sont relativement récents et de bon diamètre. Nous pourrons ainsi dormir sur nos deux oreilles. 

Vous ai-je déjà écrit que ce sont les aléas des mouillages que j’appréhende le plus en navigation et ce, aussi étrange que cela puisse paraître à certains ? Une ancre qui dérape s’est installée chez moi comme une hantise dont je n’arrive pas à me départir...

Nous voilà donc à pied d’oeuvre pour découvrir cette île que l’on dit aussi charmante que la trop célèbre Bora-Bora. Peut-être plus authentique ? Du large, elle fait penser aux Marquises car son relief est élevé (Mont Turi 669m) mais dès l’atterrissage, elle se présente entourée d’une barrière de corail sur laquelle la houle pacifique vient briser en de très jolies vagues qui invitent au surf de part et d’autre de la passe. Vus de l’Otter II qui embouque celle-ci, ces magnifiques rouleaux m’ont fasciné dans la lumière naissante du petit matin. 

A peine arrivés, luttant contre l’envie de nous recoucher, il a fallu gonfler l’annexe (sur laquelle nous avons localisé un petit trou que nous réparerons dès que possible

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