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13/08/2018

Si le paradis existe, c'est ici

Ce dimanche 12 août, alors que les Mangaréviens se préparent à fêter Ste Marie, le mouillage est toujours aussi calme. Après plus d’un mois d’escale les découvertes continuent à agrémenter notre quotidien. Nos rencontres sont toutes hautes en couleurs et bien différentes. Beaucoup d’amis-bateaux sont déjà partis vers Tahiti ou les Marquises. Nous, on surveille la météo sur 10 jours pour s’imprégner des spécificités locales afin de bien juger de l’opportunité d’emprunt de la prochaine fenêtre météo vers les Marquises. Mais déjà, à l’idée que nous ne reviendrons fort probablement jamais ici, on a le coeur serré. Ce pays est un pays de rêve où il fait bon vivre, contrairement aux ragots disant qu’ici, quand c’est l’hiver austral, il fait froid !… C’est oublier que nous sommes en Polynésie et que les femmes, toutes les femmes, se parent tous les jours d’une jolie fleur toute fraîche derrière une oreille. Cette charmante tradition démontre à  souhait la douceur du climat qui, été comme hiver, fait le délice d’un séjour ici. La t° descend rarement sous les 25° et ne grimpe pas au point de devenir accablante comme cela arrive souvent dans les Caraïbes et au Guatemala en particulier. Et si l’eau de baignade paraît froide à certains dont je fais partie, elle n’empêche pas la jeunesse locale de jouer à rire et à sauter dans l’eau pendant des heures sans se lasser !
Les promenades  sur l’île sont nombreuses et permettent de découvrir des panoramas à couper le souffle. Les Monts Duff (441m) et Mokoto (426m) font partie de ces escapades certes sportives mais combien intéressantes. Elles permettent de découvrir l’archipel comme à, bord d’un avion et, par bonne visibilité, le Pacifique apparaît ici dans toute sa splendeur. Les brisants, la barrière de corail, les îles toutes différentes surgissant de l’onde. C’est tout simplement magnifique ! Ces paysages grandioses gardent leur part de mystère. Ici, pas de tourisme de masse. Les gros navires de croisières ne pénètrent pas dans le lagon ce qui est une excellente chose d’autant que les habitants, s’ils sont accueillants vis-à-vis de l’étranger voyageur, n’en préservent pas moins leur tranquillité. Ils préfèrent se débarrasser de leurs perles auprès de gros acheteurs venus de Tahiti et rester entre eux pour profiter de cette belle vie que leur offre leur archipel encore préservé. Fort heureusement, quelques malins se sont remis à cultiver la terre qui ne demande qu’à donner. Des zones maraîchères surgissent ainsi de la jungle au détour d’un chemin. Il faudra bien qu’un jour, les habitants se décident à profiter de ce qui est gratuit (j’écris cela car une habitante nous a déclaré un jour alors que nous nous étonnions que personne ne ramasse les pamplemousses qui pourrissent sur place, qu’ils ne mangeaient pas en général ce qui était gratuit !) et refusent d’acheter des poulets en provenance de Nouvelle Zélande alors que les poulets en grand nombre circulent en liberté sur l’île et s’adaptent ! Pareil pour les oeufs qui ne nourrissent que les rats ou les cochons. Voir des poules ou autres coqs perchés sur des bananiers puis en redescendre à grands battements d’ailes est monnaie courante ! Les bananes ne sont ainsi pas perdues pour tout le monde ! Sur l’île voisine de Okena, nous avons même vu une jument manger des noix de cocos ouvertes à son intention par le propriétaire. Celui-ci nous a accueilli sur la plage, a amarré notre annexe à sa barque et nous a emmené à travers son île du côté au vent et à travers un tunnel naturel creusé dans la roche, tunnel que nous aurions été bien en mal de trouver sans ce guide improvisé. Nous avons alors découvert son habitation à côté de sa plantation de citronniers qui constituent son gagne-pain. Pour le reste, il pêche, se promène à cheval, la belle vie, quoi ! Ok, il n’a pas internet et il s’en va dormir en même temps que ses poules mais question stress, je crois qu’il est au seuil minimum…
J’en resterai là pour ne pas trop allonger cette note de mise à jour de notre blog. Au cas où des navigateurs la liraient, je résumerai notre passage à Rikitéa comme ceci : le mouillage est le plus beau et sûr de tout ce que nous avons pu fréquenter jusqu’ici ce qui n’est pas peu dire ! Il est super protégé et peut même être choisi par certains pour passer la période des cyclones (il y a toujours moyen de s’arranger avec un autochtone pour surveiller le bateau). Les fonds sont d’excellente tenue. Point de vue confort, il n’y a pas de moustiques, ni serpents, ni araignées, ni autre animal nuisible. Les nuits sont d’une tranquillité jamais égalée. Le climat tempéré est d’une étonnante douceur. Les fruits ne demandent qu’à être dégustés, les habitants sont d’une amabilité sans faille. Bref, si le paradis existe, c’est ici. Nous allons bientôt le quitter à regrets mais nous n’oublierons jamais la douceur de vivre de cet accueillant archipel. Il ne nous reste qu’à plonger dans le plus beau spot des Gambier. C’est au programme de la semaine prochaine. (à suivre)

Commentaires

Bonne escale et bonne continuation dans votre merveilleux voyage, Bises à vous deux, Raoul,

Écrit par : CLEINGE Raoul | 14/08/2018

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Merci Raoul,

J'espère que nous trouverons le temps de se rencontrer lors de notre prochain retour.On rentre le 19 octobre jusque 20 janvier. Bises à vous deux de nous deux

Écrit par : Jean Lumaye | 14/08/2018

Quel plaisir de lire à nouveau tes aventures ! Vas-tu éditer un livre lorsque tu auras terminé de voyager? Tu es tellement doué pour relater tout ça ! Bonne continuation en tout cas et merci de tes partages! Bises

Écrit par : Marchand Marie-Claire | 14/08/2018

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Pas sûre que vous allez vraiment rentrer après ma lecture.
Marie-Claire a raison.Tu es vraiment doué pour l'écriture et ce serait dommage de ne pas en faire profiter plus de lecteurs.
Bon vent pour la suite de la route.

Écrit par : Grodent Veronique | 14/08/2018

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Je suis sous le charme de ta magnifique évocation. Quel bonheur de vivre cela! Quelle découverte de mœurs qui nous semblent étranges mais qui assurent aux autochtones une qualité de vie inconnue pour la plupart d'entre nous. Pas de course au fric, à la productivité, à la compétition à outrance...Tu as raison : le paradis, tu y es!

Écrit par : WATRIN | 14/08/2018

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Merci Véronique pour cet élogieux commentaire que je ne mérite qu'à demi. Il m'encourage néanmoins à persévérer quoique le plaisir d'écrire soit toujours bien présent que je sois lu ou non. Quant au livre, l'idée fera peut-être son chemin, un jour, si je ne vieillis pas trop vite !

Écrit par : Jean Lumaye | 14/08/2018

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Merci Jean.. non seulement je revois la géographie et comble ainsi mes "ignorances" et je me laisse bercer par ces descriptions vivantes...un moment sans stress ..avec ou grâce à l'informatique.
Je vous espère en pleine forme , bonnes activités!

Écrit par : Dominique Voos | 14/08/2018

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Content d’apprendre que mon écriture te détend. Ton commentaire me fait plaisir et je pense que bientôt l’Otter va agrandir encore tes connaissances géographiques Bises

Écrit par : Jean Lumaye | 14/08/2018

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