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08/08/2018

Mise à jour 1

Jour J : le 2 juin 2018

08h00 : A 06h00 précises, notre ami Ariosto, pilote, nettoyeur de coque et d’hélice, serveur au restaurant, dénicheur de tout ce dont vous pouvez avoir besoin (soudeur, contre-plaqué marin, recharge de gaz), bref l’homme-à-tout-faire de la marina, est venu à bord pour nous mettre, à travers les bancs de sable de l’estuaire, sur la route des Easter islands. Le jour commençait à peine à se lever. Pour l’anecdote, il était 05h45 lorsque, tout juste réveillé, j’ai sorti Marge des bras de Morphée. Peut-être que le fait de nous savoir fin prêts lui avait rendu le sommeil profond car elle me déclara, son sommeil étant perturbé par tout ce à quoi il lui fallait penser pour préparer notre voyage, ne plus avoir aussi bien dormi depuis des jours !
Nous larguons donc les amarres et quittons ce mouillage dénigré injustement par un tas de plaisanciers plus attentifs à radio ponton qu’à la réalité. Il est vrai que Bahia de Caraques a beaucoup souffert lors du dernier tremblement de terre de 2016. Depuis, la vie a repris son cours et, si ce n’est çà et là un trottoir défoncé, on y découvre une sympathique petite bourgade bien équipée en grandes surfaces (2 à proximité de la marina) et facilement accessible. Les taxis pullulent avec des chauffeurs charmants qui ne demandent qu’à rendre service et ce pour seulement quelques dollars. Bref, une marina fort bien tenue avec des toilettes et des douches toujours propres, un bon restaurant, un bon internet gratuit, la possibilité de recharger les bouteilles de gaz ainsi que remplir les réservoirs d’eau potable (par bidons de 20 litres, l’eau courante n’étant pas fiable). J’allais oublier une surveillance attentive des bateaux sur corps-mort 24h/24. En résumé une étape idéale et agréable pour préparer une longue route et qui mérite mieux que les quelques voiliers qui ont partagé le mouillage avec nous pendant notre séjour. C’est d’ailleurs sans le moindre doute que nous avons quitté notre voilier pendant un mois, le temps d’un magnifique voyage à travers le Pérou et l’Equateur.
Cette digression derrière moi - je tenais à rendre hommage à l’équipe qui a fait de notre séjour un moment particulièrement agréable - je reviens à notre départ. A l’heure où j’écris ces lignes, la côte a déjà disparu derrière un rideau formé d’une très fine bruine plus proche du brouillard que de la pluie. Nous savons que la prochaine terre qui surgira de l’horizon sera une île et que, pendant au moins 18 jours, nous serons seuls en mer, les derniers pêcheurs locaux ayant déjà disparu. De plus, nous sommes en dehors des routes des grands navires ce qui laisse augurer d’une solitude, si j’ose dire parfaite (plus d’internet, plus de fesse de bouc, plus de Whatsap,…) que l’horizon à perte de vue et ce Pacifique dont nous avons tellement rêvé !

04h00 :

La grisaille s’est levée et le soleil donne… du travail aux panneaux solaires qui font grimper le voltage à plus de 13 volts ! La mer s’est creusée avec le vent qui nous a fait prendre le premier ris. Avec plusieurs tours dans le yankee, nous sommes au près et filons 6-7 noeuds. Notre traversée commence vraiment bien. Ce midi, Marge nous a cuisiné un délicieux chou-fleur à la crème avec oeufs et jambon.

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